L'idée a été validée, la technologie adaptée au marché cible, les statuts déposés, l'équipe formée, le budget tracé et les financements décidés. Et maintenant ? Bienvenue dans l'aventure !
Ça y est, vous entrez dans la réalité ! Une fois votre entreprise créée, il va falloir vous installer dans des locaux, assumer vos charges de loyer, de matériel et de maintenance, et transformer votre idée en business. Voici une étape tout à la fois excitante et anxiogène. Lors de la première année, il s'agit surtout d'opérer des réglages de votre produit, de le confronter à la réalité du marché, de définir la stratégie commerciale à adopter ou encore de gérer les questions fiscales. « Pour moi, la première étape, en particulier en B to B, consiste à aller chercher le premier client de référence. Et dans ce cas-là, c'est souvent le patron qui le déniche », explique Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister. Xavier Liard, cofondateur de Dotemu, a ressenti des difficultés à convaincre les décisionnaires, « d'autant que nous travaillons avec des éditeurs de jeu au chiffre d'affaires très important, de très grandes entreprises ». Pourtant, l'image de créativité et d'innovation que draine une jeune société peut constituer un excellent atout commercial. La confiance en soi et l'impertinence sont permises, si elles sont bien dosées.
En attendant de décrocher ce premier client et pendant les premiers mois de vie de votre start-up, le plus souvent, vous ne gagnerez rien, à part quelques aides. Ainsi, l'Accre, l'aide à la création d'entreprise proposée aux chômeurs, vous permet de percevoir une allocation durant six mois après la création et vous exonère de cotisations sociales pendant un an.
Déceler les opportunités
Une fois ce processus amorcé, vous allez devoir vous concentrer sur la deuxième phase : la croissance de votre start-up. Depuis le développement de la clientèle jusqu'à l'anticipation de vos besoins de financement, sans oublier la veille permanente sur votre marché. Pensez toujours à préserver vos qualités de curiosité et d'ouverture d'esprit. Car malgré tous les schémas prévisionnels, l'imprévu peut vous tomber dessus à tout moment.
Alain Villenave, qui compte six sociétés à son actif, avait monté une entreprise de logiciels. Il raconte : « Je venais tout juste de la monter, de constituer une super équipe. Le produit n'était même pas tout à fait terminé. C'est alors que j'ai reçu une offre de rachat d'un leader américain du secteur. Mais je n'ai pas perçu la valeur de la proposition .» Alain Villenave refuse et rate une énorme opportunité : un an après, il devait stopper son projet, perdant tout ce qu'il y avait investi.
Et puis, pour garder votre lucidité, n'oubliez pas de protéger aussi votre vie privée. Accordez-vous soirées, week-ends et même vacances. Entrepreneur ne doit pas vouloir dire esclave de son projet. Vous risquez, sinon, d'aller droit dans le mur sur le plan personnel et de mettre en péril le fragile équilibre de votre création.
lundi 4 janvier 2010
Quatrième étape: L'équipe
Dénicher le bon associé et recruter des profils complémentaires : comment faire pour monter une équipe gagnante et pérenne ?
« Je crois beaucoup au cerveau collectif, à la mise en commun des potentiels, dès la conception de l'idée » : c'est l'expérience qui s'exprime par la voix d'Alain Villenave. Ce serial entrepreneur vient de lancer Goopes.com. « Désormais, je commence par monter une équipe. Si je n'ai pas cette équipe, je ne lance pas mon projet ! »
Mais la création d'une équipe n'est pas la plus simple des étapes à traverser pour créer votre start-up. Et certains écueils se rencontrent couramment, en particulier pour les créateurs d'entreprises technologiques. Souvent de profil technique et navigant dans un milieu et réseau technique, ils sous-estiment facilement les compétences commerciales et marketing. « Ils sont souvent basiques au niveau de la formation, sourit Gilbert Jaffrelot, directeur de Bretagne Entreprendre. Recruter un directeur commercial ne fait pas partie de leurs paramètres habituels ! Cela leur paraît même parfois incongru de se demander à qui ils vont vendre. » La mise en place de compétences commerciales avérées doit cependant être l'une des conditions sine qua none à la poursuite de votre projet.
Il va donc falloir apprendre à choisir votre alger ego ou votre directeur commercial. « S'il connaît rarement quelque chose à la finance et au commercial, il ne connaît souvent rien non plus aux RH ! Un ingénieur pense souvent qu'il peut embaucher quelqu'un suite à un simple entretien », note Guy Dadou, président de Bretagne Entreprendre. Pour dénicher des profils commerciaux, tournez-vous vers les réseaux d'entrepreneurs et structures d'accompagnement qui peuvent vous aider à compléter votre équipe. Les écoles de commerce disposent elles aussi d'incubateurs et d'associations de jeunes créateurs. Sachez cependant qu'il est difficile de trouver la perle rare, cette étape est parfois décourageante et va vous demander d'accepter qu'on porte un autre point de vue sur votre projet.
Pensez grande équipe dès le départ
Le créateur n'est cependant pas toujours seul à ses débuts. Il est même parfois trop entouré ! Un autre schéma d'organisation en création est celui du pool : soit une équipe de scientifiques qui ont conçu en commun un nouvel outil, soit une brochette d'associés complémentaires. Cyril Porteret, cofondateur en duo de la société Airtag, spécialisée dans la technologie sans contact NFC, avait déjà partagé un projet de création, Haiku. Pour ce projet, ils étaient sept associés complémentaires, dont cinq actifs dans l'entreprise. « Nous avons toujours été en bon terme mais c'est vrai qu'au bout d'un an, de petites divergences de point de vue se sont fait sentir, témoigne-t-il. Le duo c'est très différent et très intéressant. Mais cela demande beaucoup plus de travail que lorsque nous étions cinq ! »
Le chiffre magique qu'espèrent nombre de créateurs c'est le trois : il permet à la fois une répartition des tâches et une excellente combinaison pour minimiser d'éventuels conflits. Mais quel que soit votre schéma organisationnel de départ, prévoyez absolument l'évolution de votre société. Jusqu'à quinze salariés, vous pourrez diriger en étant plusieurs. Au-delà, un chef va devoir s'imposer. Ce sont des questions que vous devriez vous poser dès le départ. Serez-vous le PDG ou le DG technique de votre entreprise ?
« Je crois beaucoup au cerveau collectif, à la mise en commun des potentiels, dès la conception de l'idée » : c'est l'expérience qui s'exprime par la voix d'Alain Villenave. Ce serial entrepreneur vient de lancer Goopes.com. « Désormais, je commence par monter une équipe. Si je n'ai pas cette équipe, je ne lance pas mon projet ! »
Mais la création d'une équipe n'est pas la plus simple des étapes à traverser pour créer votre start-up. Et certains écueils se rencontrent couramment, en particulier pour les créateurs d'entreprises technologiques. Souvent de profil technique et navigant dans un milieu et réseau technique, ils sous-estiment facilement les compétences commerciales et marketing. « Ils sont souvent basiques au niveau de la formation, sourit Gilbert Jaffrelot, directeur de Bretagne Entreprendre. Recruter un directeur commercial ne fait pas partie de leurs paramètres habituels ! Cela leur paraît même parfois incongru de se demander à qui ils vont vendre. » La mise en place de compétences commerciales avérées doit cependant être l'une des conditions sine qua none à la poursuite de votre projet.
Il va donc falloir apprendre à choisir votre alger ego ou votre directeur commercial. « S'il connaît rarement quelque chose à la finance et au commercial, il ne connaît souvent rien non plus aux RH ! Un ingénieur pense souvent qu'il peut embaucher quelqu'un suite à un simple entretien », note Guy Dadou, président de Bretagne Entreprendre. Pour dénicher des profils commerciaux, tournez-vous vers les réseaux d'entrepreneurs et structures d'accompagnement qui peuvent vous aider à compléter votre équipe. Les écoles de commerce disposent elles aussi d'incubateurs et d'associations de jeunes créateurs. Sachez cependant qu'il est difficile de trouver la perle rare, cette étape est parfois décourageante et va vous demander d'accepter qu'on porte un autre point de vue sur votre projet.
Pensez grande équipe dès le départ
Le créateur n'est cependant pas toujours seul à ses débuts. Il est même parfois trop entouré ! Un autre schéma d'organisation en création est celui du pool : soit une équipe de scientifiques qui ont conçu en commun un nouvel outil, soit une brochette d'associés complémentaires. Cyril Porteret, cofondateur en duo de la société Airtag, spécialisée dans la technologie sans contact NFC, avait déjà partagé un projet de création, Haiku. Pour ce projet, ils étaient sept associés complémentaires, dont cinq actifs dans l'entreprise. « Nous avons toujours été en bon terme mais c'est vrai qu'au bout d'un an, de petites divergences de point de vue se sont fait sentir, témoigne-t-il. Le duo c'est très différent et très intéressant. Mais cela demande beaucoup plus de travail que lorsque nous étions cinq ! »
Le chiffre magique qu'espèrent nombre de créateurs c'est le trois : il permet à la fois une répartition des tâches et une excellente combinaison pour minimiser d'éventuels conflits. Mais quel que soit votre schéma organisationnel de départ, prévoyez absolument l'évolution de votre société. Jusqu'à quinze salariés, vous pourrez diriger en étant plusieurs. Au-delà, un chef va devoir s'imposer. Ce sont des questions que vous devriez vous poser dès le départ. Serez-vous le PDG ou le DG technique de votre entreprise ?
Troisième étape: Les finances
| Question argent, un seul objectif : ne vous mettez pas en péril personnellement ! Crédits, concours, business angels& les aides sont multiples. « Il y a deux conseils clés : ne jamais se porter caution et ne jamais rester seul. Les réseaux comme Entreprendre, les Boutiques de gestion ou encore France Initiative Réseau, ne sont pas à négliger », assure Eric Verkant, directeur régional adjoint d'Oseo Ile-de-France Est. Et si cet expert de la création martèle ces conseils, c'est que les porteurs de projets tardent souvent : « Il faut venir très en amont pour anticiper aussi les délais de financement. » Voici donc une nouvelle tâche : assurer vos finances et vos arrières. « En n'oubliant pas l'algorithme de base : évaluer ses besoins en ressources et tout multiplier par deux ! C'est ainsi que cela se passe dans la vraie vie », lance Alain Villenave, fondateur de Goopes.com et, avec cinq créations à son actif, entrepreneur en série. Avant même la constitution de l'entreprise, vous pouvez obtenir des subventions pour des études de faisabilité auprès d'Oseo, de votre Région ou de la CCI, par exemple. Et si le numéro de Siren de votre société vous est déjà attribué, demandez à votre banque un PCE, un prêt à la création d'entreprise. Compris entre 2 000 et 7 000 euros, celui-ci complète obligatoirement un prêt bancaire classique. Il s'agit d'un prêt sans garantie ni caution personnelle et qui bénéficie surtout d'une garantie Oseo - une garantie qui peut parfois s'appliquer en partie au prêt associé. En se portant caution à votre place, Oseo peut assouplir la rigidité des banques. L'importance des concours Avant le dépôt des statuts de votre société, si vous n'êtes pas chômeur créateur, vous pourrez avoir accès à des aides, comme le remboursement partiel de votre salaire de créateur, parfois proposé par Oseo. Par ailleurs, ne sous-estimez pas l'importance des concours. Pour participer à celui du ministère de la Recherche, Le concours nationale d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes, l'entreprise ne doit pas être créée. L'aide accordée aux lauréats est importante : à hauteur de 70 % du montant des frais nécessaires à la maturation du projet. Ou jusqu'à 50 % du programme d'innovation si le projet est plus avancé. D'autres démarches très importantes vous aideront pour la suite de votre projet, comme l'obtention du statut de Jeune entreprise innovante. Il donne aux sociétés engageant au moins 15 % de leurs dépenses en R&D des avantages intéressants, comme un allégement des charges patronales sur les salaires des ingénieurs. Les moyens de se développer Enfin, pensez aux business angels, ces privés qui acceptent d'investir dès le tout début d'un projet en contrepartie d'une part du capital. « Souvent, les créateurs ont peur de la dilution de leur capital. Pourtant dans la gestion future de leur croissance, il faut se dire que cela est possible. Car il ne faut pas arriver sur le marché sans être capable de se développer », note Erik Verkant. Le deal portera là sur des montants moyens, jusqu'à 100 000 euros. Mais l'apport d'un business angel n'est pas uniquement financier, il vous ouvrira aussi son précieux carnet d'adresses. |
Deuxième étape: La technologie
Avoir une idée géniale ne suffit pas, il faut aussi savoir la développer. Attention à ne pas partir dans une mauvaise direction en confiant sa réalisation à des « mauvaises mains ».
En tant que porteur de projet, on est parfois persuadé d'avoir inventé la meilleure technologie du monde. Mais avez-vous réellement vérifié qu'elle n'existait pas déjà ? « La veille technologique est indispensable et parfois sous-évaluée, met en garde Guy Dadou, président du réseau Bretagne Entreprendre. Il n'est pas facile de vérifier l'état des évolutions technologiques au niveau mondial, si bien qu'il vaut mieux s'adresser à des spécialistes de la veille. »
D'autres aspects de votre développement technologique vont devoir faire appel à des experts, pour le dépôt de brevet, par exemple. Avant de vous lancer dans cette démarche, vérifiez qu'elle est bien nécessaire - il est inutile, parfois, de déposer une technologie simple, alors que c'est le gain de grands clients qui vous permettra de convaincre votre marché - et adressez-vous à des cabinets spécialisés.
Pour dénicher ces spécialistes qui vous manquent, le mieux est encore de vous faire accompagner par des pros, rompus à la création d'entreprises technologiques : Oséo Anvar, les réseaux d'entrepreneurs, les technopoles et pépinières de votre région peuvent vous conseiller très en amont.
Garder la maîtrise technologique
Ce développement technologique va, dès le début, peser lourd dans votre budget. « Nous sommes 160 aujourd'hui, dont 80 personnes dédiées à la technique, témoigne Pierre Kosciusko-Morizet, le PDG de PriceMinister. Dès le départ, nous avons choisi de tout faire en interne, car nous savions que nous aurions besoin en permanence de faire évoluer notre site et ses fonctionnalités. Seul l'hébergement, qui est un métier très spécifique, a été externalisé. »
Faut-il ou non confier certaines tâches à l'extérieur pour gagner du temps ? Si vous avez besoin de compétences pointues dont vous ne disposez pas, ou encore si vous êtes un créateur multirécidiviste et que le management à distance n'a plus de secret pour vous, vous pouvez penser à cette solution. Dans tous les autres cas, vous risquez au final de perdre du temps et de l'énergie.
Avec l'offshore, il est encore moins évident, distance oblige, de garder la main sur le projet. « L'offshore est une solution adaptée à des projets longs, précis, bien documentés, et qui n'interagissent pas trop avec des projets en cours. Nous avions pensé y faire appel, mais cela ne s'est pas fait pour ne pas risquer de perdre la main et parce que l'économie n'était pas si énorme que cela - de l'ordre de 30 à 40 % » , explique Pierre Kosciusko-Morizet.
Un dernier conseil, qui peut paraître choquant : si votre objectif est bien sûr de concevoir une technologie de bonne qualité, il n'est pas nécessaire qu'elle soit « trop » bonne ! L'essentiel est surtout qu'elle soit adaptée aux attentes de vos clients.
Xavier Liard a cofondé en février dernier Dotemu, une société dont la solution permet de faire migrer les jeux des années 80/90 sur les supports actuels, PC, Web ou téléphone. « Notre formation technique nous faisait trop mettre l'accent sur la technologie, remarque-t-il. Maintenant, nous avons compris que le principal est d'avoir un business modèle viable et un produit en adéquation avec le marché. »
En tant que porteur de projet, on est parfois persuadé d'avoir inventé la meilleure technologie du monde. Mais avez-vous réellement vérifié qu'elle n'existait pas déjà ? « La veille technologique est indispensable et parfois sous-évaluée, met en garde Guy Dadou, président du réseau Bretagne Entreprendre. Il n'est pas facile de vérifier l'état des évolutions technologiques au niveau mondial, si bien qu'il vaut mieux s'adresser à des spécialistes de la veille. »
D'autres aspects de votre développement technologique vont devoir faire appel à des experts, pour le dépôt de brevet, par exemple. Avant de vous lancer dans cette démarche, vérifiez qu'elle est bien nécessaire - il est inutile, parfois, de déposer une technologie simple, alors que c'est le gain de grands clients qui vous permettra de convaincre votre marché - et adressez-vous à des cabinets spécialisés.
Pour dénicher ces spécialistes qui vous manquent, le mieux est encore de vous faire accompagner par des pros, rompus à la création d'entreprises technologiques : Oséo Anvar, les réseaux d'entrepreneurs, les technopoles et pépinières de votre région peuvent vous conseiller très en amont.
Garder la maîtrise technologique
Ce développement technologique va, dès le début, peser lourd dans votre budget. « Nous sommes 160 aujourd'hui, dont 80 personnes dédiées à la technique, témoigne Pierre Kosciusko-Morizet, le PDG de PriceMinister. Dès le départ, nous avons choisi de tout faire en interne, car nous savions que nous aurions besoin en permanence de faire évoluer notre site et ses fonctionnalités. Seul l'hébergement, qui est un métier très spécifique, a été externalisé. »
Faut-il ou non confier certaines tâches à l'extérieur pour gagner du temps ? Si vous avez besoin de compétences pointues dont vous ne disposez pas, ou encore si vous êtes un créateur multirécidiviste et que le management à distance n'a plus de secret pour vous, vous pouvez penser à cette solution. Dans tous les autres cas, vous risquez au final de perdre du temps et de l'énergie.
Avec l'offshore, il est encore moins évident, distance oblige, de garder la main sur le projet. « L'offshore est une solution adaptée à des projets longs, précis, bien documentés, et qui n'interagissent pas trop avec des projets en cours. Nous avions pensé y faire appel, mais cela ne s'est pas fait pour ne pas risquer de perdre la main et parce que l'économie n'était pas si énorme que cela - de l'ordre de 30 à 40 % » , explique Pierre Kosciusko-Morizet.
Un dernier conseil, qui peut paraître choquant : si votre objectif est bien sûr de concevoir une technologie de bonne qualité, il n'est pas nécessaire qu'elle soit « trop » bonne ! L'essentiel est surtout qu'elle soit adaptée aux attentes de vos clients.
Xavier Liard a cofondé en février dernier Dotemu, une société dont la solution permet de faire migrer les jeux des années 80/90 sur les supports actuels, PC, Web ou téléphone. « Notre formation technique nous faisait trop mettre l'accent sur la technologie, remarque-t-il. Maintenant, nous avons compris que le principal est d'avoir un business modèle viable et un produit en adéquation avec le marché. »
Première étape: trouver l'idée
Monter votre entreprise high-tech est un de vos projets? Voici les bonnes questions, les erreurs habituelles à éviter!
Capacité à se remettre en question et ouverture d'esprit : on pourrait ainsi résumer les deux premières qualités nécessaires à une personne à la création d'entreprise. Dans le milieu technologique, il vous sera dur de trouver une place et vous faire connaître car les créateurs sont très souvent des scientifiques qui ont peaufiné leur propre technologie pendant des années jusqu'à obtenir un résultat excellent.
La première des choses à faire si vous avez un projet de création en tête est de vous confronter à la réalité de votre marché en faisant des comparaisons sur les produits actuels que l'on peut trouver. « Le principal problème d'un créateur d'entreprise technologique réside dans l'opportunité de marché. C'est un point de passage où de nombreux projets peuvent chuter. Il faut combiner deux dimensions, qui pourraient être ainsi formulées : "J'ai la meilleure techno du monde," d'un côté. Et "J'ai identifié une demande non satisfaite ou mal satisfaite," de l'autre. La réponse à la question "Dois-je créer mon entreprise" se trouve entre les deux » résume Frédéric Iselin, directeur de HEC Start up.
Afin de ne pas partir sur des bases aléatoires, rencontrez quelques experts de votre marché à travers divers rendez-vous ou avec un peu de chance, certaines investisseurs pourront même vous conseiller. Leur avis vous éclairera sur la validité marketing de votre approche et vous poussera parfois à réviser votre projet en y modifiant certains traits pour obtenir un meilleur résultat.
Admettre la possibilité d'un échec
Ce premier palier est le tout-début de votre transformation en entrepreneur. Il va vous falloir ensuite vous rendre compte que vous êtes vous-même sur la balance! Et d'abord de savoir si vous avez les épaules d'un chef d'entreprise, car il s'agit de ne pas faire n'importe quoi.
Dans le dossier de candidature de HEC Start up, une question porte sur la vision que l'on a de l'échec. « Si un candidat nous répond que l'échec n'est pas une option car son conjoint ne lui pardonnerait pas, c'est une réponse éliminatoire, explique Frédéric Iselin. Car notre objectif est d'éviter les 3D du créateur : dépôt de bilan, dépression et divorce. »
La meilleure manière de réussir est de vous faire aider, de vous questionner, de faire des recherches. La France offre de très nombreuses structures d'accompagnement qui vous aideront tout au long de votre parcours. Pépinières, incubateurs, technopoles, chambres de commerce : vous avez le choix et cela vous apportera énormément. Car il est difficile en quelques mois de réussir à manager, gérer, financer, ou protéger son projet sans aucune notion au préalable.
Savoir prendre son temps
Enfin, soyez prévenus de l'erreur que commettent presque tous les créateurs : « Ils sous-estiment de manière cruciale le temps qu'il leur faudra. En général on multiplie par trois, affirme Frédéric Iselin. Ils feront en 1 an ce qu'ils pensaient faire en 3 mois. »
Cette dimension n'est pas à prendre à la légère, car une entreprise cela se prépare à l'avance, et parfois pendant plusieurs années. La solution personnelle la plus confortable, même si cela n'est pas politiquement correct, est d'être un chômeur créateur. « J'assume complétement le fait d'avoir été au chômage pour pouvoir lancer mon entreprise, et j'en suis même fier. Vivre des deniers de la République pour créer ensuite des emplois, 13 aujourd'hui, cela me semble tout à fait honorable, dit Edouard Ducray, le DG de Locafilm. Car bien souvent, pendant 2 ou 3 ans, vous ne touchez pas un seul euro de votre projet. »
Capacité à se remettre en question et ouverture d'esprit : on pourrait ainsi résumer les deux premières qualités nécessaires à une personne à la création d'entreprise. Dans le milieu technologique, il vous sera dur de trouver une place et vous faire connaître car les créateurs sont très souvent des scientifiques qui ont peaufiné leur propre technologie pendant des années jusqu'à obtenir un résultat excellent.
La première des choses à faire si vous avez un projet de création en tête est de vous confronter à la réalité de votre marché en faisant des comparaisons sur les produits actuels que l'on peut trouver. « Le principal problème d'un créateur d'entreprise technologique réside dans l'opportunité de marché. C'est un point de passage où de nombreux projets peuvent chuter. Il faut combiner deux dimensions, qui pourraient être ainsi formulées : "J'ai la meilleure techno du monde," d'un côté. Et "J'ai identifié une demande non satisfaite ou mal satisfaite," de l'autre. La réponse à la question "Dois-je créer mon entreprise" se trouve entre les deux » résume Frédéric Iselin, directeur de HEC Start up.
Afin de ne pas partir sur des bases aléatoires, rencontrez quelques experts de votre marché à travers divers rendez-vous ou avec un peu de chance, certaines investisseurs pourront même vous conseiller. Leur avis vous éclairera sur la validité marketing de votre approche et vous poussera parfois à réviser votre projet en y modifiant certains traits pour obtenir un meilleur résultat.
Admettre la possibilité d'un échec
Ce premier palier est le tout-début de votre transformation en entrepreneur. Il va vous falloir ensuite vous rendre compte que vous êtes vous-même sur la balance! Et d'abord de savoir si vous avez les épaules d'un chef d'entreprise, car il s'agit de ne pas faire n'importe quoi.
Dans le dossier de candidature de HEC Start up, une question porte sur la vision que l'on a de l'échec. « Si un candidat nous répond que l'échec n'est pas une option car son conjoint ne lui pardonnerait pas, c'est une réponse éliminatoire, explique Frédéric Iselin. Car notre objectif est d'éviter les 3D du créateur : dépôt de bilan, dépression et divorce. »
La meilleure manière de réussir est de vous faire aider, de vous questionner, de faire des recherches. La France offre de très nombreuses structures d'accompagnement qui vous aideront tout au long de votre parcours. Pépinières, incubateurs, technopoles, chambres de commerce : vous avez le choix et cela vous apportera énormément. Car il est difficile en quelques mois de réussir à manager, gérer, financer, ou protéger son projet sans aucune notion au préalable.
Savoir prendre son temps
Enfin, soyez prévenus de l'erreur que commettent presque tous les créateurs : « Ils sous-estiment de manière cruciale le temps qu'il leur faudra. En général on multiplie par trois, affirme Frédéric Iselin. Ils feront en 1 an ce qu'ils pensaient faire en 3 mois. »
Cette dimension n'est pas à prendre à la légère, car une entreprise cela se prépare à l'avance, et parfois pendant plusieurs années. La solution personnelle la plus confortable, même si cela n'est pas politiquement correct, est d'être un chômeur créateur. « J'assume complétement le fait d'avoir été au chômage pour pouvoir lancer mon entreprise, et j'en suis même fier. Vivre des deniers de la République pour créer ensuite des emplois, 13 aujourd'hui, cela me semble tout à fait honorable, dit Edouard Ducray, le DG de Locafilm. Car bien souvent, pendant 2 ou 3 ans, vous ne touchez pas un seul euro de votre projet. »
Première approche
De nos jours, de plus en plus de jeunes diplômés tentent de faire fortune en créant à leur tour une entreprise, appelé désormais Start Up. Ces Start Up sont crées principalement aux Etats-Unis en Californie à la Silicon Valley, où l'on trouve de plus en plus d'investisseurs et d'entrepreneurs. La Silicon Valley, appelé aussi "la fabrique à idées" est le centre de création de nombreuses technologies, notamment les technologies vertes actuellement. On y retrouve de grosses têtes qui amassent des millions d'euros chaque année, faisant rêver l'ensemble des jeunes entrepreneurs qui veulent faire fortune à travers une idée révolutionnaire.
Il n'est pas très difficile de créer sa Start Up en passant à travers 5 étapes.
Elles reposent particulièrement sur l'idée choisie, ces technologies, son financement, notre équipe ainsi que les débuts pour bien commencer.
J'espère que à travers ces conseils et méthodes, vous parviendrez à réaliser vos projets.
Il n'est pas très difficile de créer sa Start Up en passant à travers 5 étapes.
Elles reposent particulièrement sur l'idée choisie, ces technologies, son financement, notre équipe ainsi que les débuts pour bien commencer.
J'espère que à travers ces conseils et méthodes, vous parviendrez à réaliser vos projets.
Inscription à :
Articles (Atom)