Monter votre entreprise high-tech est un de vos projets? Voici les bonnes questions, les erreurs habituelles à éviter!
Capacité à se remettre en question et ouverture d'esprit : on pourrait ainsi résumer les deux premières qualités nécessaires à une personne à la création d'entreprise. Dans le milieu technologique, il vous sera dur de trouver une place et vous faire connaître car les créateurs sont très souvent des scientifiques qui ont peaufiné leur propre technologie pendant des années jusqu'à obtenir un résultat excellent.
La première des choses à faire si vous avez un projet de création en tête est de vous confronter à la réalité de votre marché en faisant des comparaisons sur les produits actuels que l'on peut trouver. « Le principal problème d'un créateur d'entreprise technologique réside dans l'opportunité de marché. C'est un point de passage où de nombreux projets peuvent chuter. Il faut combiner deux dimensions, qui pourraient être ainsi formulées : "J'ai la meilleure techno du monde," d'un côté. Et "J'ai identifié une demande non satisfaite ou mal satisfaite," de l'autre. La réponse à la question "Dois-je créer mon entreprise" se trouve entre les deux » résume Frédéric Iselin, directeur de HEC Start up.
Afin de ne pas partir sur des bases aléatoires, rencontrez quelques experts de votre marché à travers divers rendez-vous ou avec un peu de chance, certaines investisseurs pourront même vous conseiller. Leur avis vous éclairera sur la validité marketing de votre approche et vous poussera parfois à réviser votre projet en y modifiant certains traits pour obtenir un meilleur résultat.
Admettre la possibilité d'un échec
Ce premier palier est le tout-début de votre transformation en entrepreneur. Il va vous falloir ensuite vous rendre compte que vous êtes vous-même sur la balance! Et d'abord de savoir si vous avez les épaules d'un chef d'entreprise, car il s'agit de ne pas faire n'importe quoi.
Dans le dossier de candidature de HEC Start up, une question porte sur la vision que l'on a de l'échec. « Si un candidat nous répond que l'échec n'est pas une option car son conjoint ne lui pardonnerait pas, c'est une réponse éliminatoire, explique Frédéric Iselin. Car notre objectif est d'éviter les 3D du créateur : dépôt de bilan, dépression et divorce. »
La meilleure manière de réussir est de vous faire aider, de vous questionner, de faire des recherches. La France offre de très nombreuses structures d'accompagnement qui vous aideront tout au long de votre parcours. Pépinières, incubateurs, technopoles, chambres de commerce : vous avez le choix et cela vous apportera énormément. Car il est difficile en quelques mois de réussir à manager, gérer, financer, ou protéger son projet sans aucune notion au préalable.
Savoir prendre son temps
Enfin, soyez prévenus de l'erreur que commettent presque tous les créateurs : « Ils sous-estiment de manière cruciale le temps qu'il leur faudra. En général on multiplie par trois, affirme Frédéric Iselin. Ils feront en 1 an ce qu'ils pensaient faire en 3 mois. »
Cette dimension n'est pas à prendre à la légère, car une entreprise cela se prépare à l'avance, et parfois pendant plusieurs années. La solution personnelle la plus confortable, même si cela n'est pas politiquement correct, est d'être un chômeur créateur. « J'assume complétement le fait d'avoir été au chômage pour pouvoir lancer mon entreprise, et j'en suis même fier. Vivre des deniers de la République pour créer ensuite des emplois, 13 aujourd'hui, cela me semble tout à fait honorable, dit Edouard Ducray, le DG de Locafilm. Car bien souvent, pendant 2 ou 3 ans, vous ne touchez pas un seul euro de votre projet. »
lundi 4 janvier 2010
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